Sélectionner une page

IRM genou en bref

L’IRM du genou est un examen d’imagerie qui explore les ménisques, ligaments, cartilage et tendons avec une fiabilité diagnostique supérieure à 90 % pour les lésions des tissus mous. Elle se déroule en vingt à trente minutes, sans douleur, sur ordonnance médicale, et vient compléter la radiographie sans la remplacer.

L’IRM du genou visualise les ménisques, ligaments et cartilage avec une fiabilité diagnostique dépassant 90 % pour les lésions des tissus mous. Cet examen, prescrit après une radiographie, occupe une place centrale dans l’exploration des douleurs et traumatismes articulaires. Savoir lire une IRM normale et son compte-rendu permet de mieux dialoguer avec le médecin et d’éviter les inquiétudes inutiles.

Quand une IRM du genou est-elle prescrite ?

En France, l’IRM genou ne se prescrit pas en première intention. La Haute Autorité de santé recommande une démarche graduée : interrogatoire, examen clinique, puis radiographie standard avant toute demande d’imagerie par résonance magnétique. L’examen exige une ordonnance médicale et vient compléter la radiographie sans la remplacer.

Les indications sont nombreuses :

  • Traumatisme sportif avec suspicion de rupture du ligament croisé antérieur ou entorse grave ;
  • Déchirure méniscale, douleur chronique inexpliquée après plusieurs semaines, arthrose du genou ;
  • Tendinopathies, fractures invisibles à la radiographie ;
  • Contrôle après ligamentoplastie ou méniscectomie, suspicion tumorale ou infectieuse.

Pour les tissus mous, l’examen fait référence : selon la Société Française de Radiologie, la fiabilité diagnostique dépasse 90 % pour les lésions méniscales et ligamentaires, là où la radiographie ne montre que l’os.

Le prescripteur peut être un généraliste, un rhumatologue, un chirurgien orthopédiste ou un médecin du sport. Chacun adapte sa demande au contexte clinique du patient.

IRM genou

Comment se préparer et se dérouler une IRM du genou ?

La préparation d’une IRM genou reste simple. Aucun jeûne n’est requis pour un examen standard ; un jeûne de quatre heures ne s’impose qu’en cas d’injection intraveineuse de gadolinium. Il faut retirer bijoux, piercings, montre et tout objet métallique, puis remplir le questionnaire de sécurité. À signaler absolument : stimulateur cardiaque, clips vasculaires, implant cochléaire, corps étranger métallique oculaire, grossesse au premier trimestre. Les IRM semi-ouvertes conviennent aux personnes claustrophobes.

Le patient s’allonge sur le dos, le genou placé dans une antenne dédiée, puis entre dans l’appareil pieds en premier, la tête restant souvent hors du tunnel. Les bruits répétitifs imposent un casque, et l’immobilité est indispensable à des images nettes. Comptez vingt à trente minutes en moyenne, environ quarante-cinq minutes pour une arthro-IRM avec injection intra-articulaire.

L’examen est indolore. Le compte-rendu du radiologue est remis ou consultable en ligne sous vingt-quatre à quarante-huit heures. Sur prescription, la prise en charge atteint 70 % par l’Assurance maladie, selon Ameli.

IRM genou

Que visualise une IRM du genou dans l’articulation ?

Sur les coupes, le radiologue examine méthodiquement chaque structure de l’articulation. Une **IRM genou** repose sur des acquisitions 3D fournissant des coupes d’environ un millimètre, reconstruites dans les trois plans axial, sagittal et coronal. Cette lecture systématique permet d’examiner :

  • Les ménisques interne et externe ;
  • Le ligament croisé antérieur et le ligament croisé postérieur ;
  • Les ligaments collatéraux interne et externe ;
  • Le cartilage articulaire ;
  • Le tendon rotulien et le tendon quadricipital ;
  • Le fémur, le tibia et la rotule, à la recherche d’une contusion, d’une fracture de stress, d’un œdème ou d’un kyste sous-chondral ;
  • La membrane synoviale, le liquide articulaire et un éventuel kyste poplité de Baker.

Les pathologies fréquemment identifiées sont la fissure ou la déchirure méniscale, la rupture du ligament croisé, l’entorse collatérale, la chondropathie, la tendinopathie, l’épanchement articulaire et la synovite. L’examen repère en outre des lésions que la radiographie ne montre pas, et il sert à préparer une éventuelle chirurgie.

Source : Société Française de Radiologie (SFR Patient, IRM ostéo-articulaire).

genou IRM

À quoi ressemble une IRM du genou normale ?

Lorsqu’aucune anomalie n’apparaît, le radiologue décrit des ménisques en hyposignal homogène, de forme triangulaire, aux bords nets et sans fissure. Les ligaments croisés et collatéraux sont fins, continus, sans discontinuité ni œdème. Le cartilage présente une épaisseur régulière et une surface lissé, sans perte focale. Le signal osseux reste uniforme, sans œdème ni trait de fracture, l’interligne articulaire est conservé et l’on ne relève aucun épanchement notable, une lame liquidienne minime demeurant physiologique. La synoviale est mince et un kyste de Baker asymptomatique peut parfois se voir. C’est ce que l’on observe sur une irm du genou normal.

Certaines variantes peuvent mimer une lésion sans être pathologiques : ménisque discoïde, fabella et petits osselets, cartilage de croissance chez l’enfant, aspect particulier des zones d’insertion. Le compte-rendu conclut alors à un examen sans anomalie significative, sans lésion visible, en rappelant ces variantes pour éviter toute inquiétude inutile.

Une IRM normale écarte les lésions morphologiques, mais ne dispense jamais d’une corrélation avec l’examen clinique : c’est la confrontation des images et des symptômes qui guide la suite de la prise en charge.

genou IRM

IRM normale et douleur persistante : quelles explications et quelles suites ?

Quand l’examen est sans anomalie et que la douleur persiste, le radiologue n’a pas tout vu : certaines lésions, trop petites, échappent à l’imagerie. D’autres atteintes sont fonctionnelles, comme le syndrome fémoro-patellaire, une tendinopathie débutante, une plica synoviale ou un syndrome de la patte d’oie. La douleur peut aussi venir de la hanche ou du rachis lombaire, ou d’un problème vasculaire ou neurologique.

Pour affiner le diagnostic, chaque examen a sa force : la radiographie en charge montre l’os et l’interligne, l’échographie les tendons et le dynamique, le scanner l’os, l’IRM les tissus mous.

  • Ne pas répéter l’IRM trop tôt
  • Revoir le médecin prescripteur avec les images
  • Demander un avis rhumatologique, chirurgical ou de médecine du sport
  • Envisager une rééducation

L’examen est pris en charge à 70 % par l’Assurance maladie : pensez à poser vos questions à l’équipe du centre d’imagerie lors du rendez-vous.

genou IRM

IRM genou : ce qu’il faut retenir sur la lecture des images

Une IRM du genou normale décrit des ménisques homogènes, des ligaments continus, un cartilage régulier et aucun épanchement notable. Le compte-rendu peut alors conclure à un examen sans anomalie significative, en mentionnant les variantes physiologiques comme le ménisque discoïde. Si la douleur persiste malgré ces images rassurantes, la corrélation clinique reste indispensable pour orienter vers la rééducation ou un avis spécialisé. À l’avenir, les progrès de l’imagerie et des séquences 3D permettront peut-être de détecter des atteintes fonctionnelles encore invisibles.